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Sony NEX-7 : tirer la quintessence du capteur

Avec les reflex A65 et A77 et l’hybride NEX-7, Sony vient de repousser les limites de la haute définition sur petit capteur APS 16 × 24 mm. Comme le montrent des tests très complets publiés tant dans Le Monde de la Photo que dans des ouvrages spécialisés (collection ebook Eyrolles), il faut des optiques de haute volée et des logiciels de qualité professionnelle pour pousser ce capteur dans ses derniers retranchements.

Avec les reflex A65 et A77 et l’hybride NEX-7, Sony vient de repousser les limites de la haute définition sur petit capteur APS 16 × 24 mm. Comme le montrent des tests très complets, il faut des optiques de haute volée et des logiciels de qualité professionnelle pour pousser ce capteur dans ses derniers retranchements.

Quand on teste une nouveauté, il arrive qu’on soit pris de doute parce que c’est un prototype qui n’a pas encore “tous ses neurones”, et c’est ce qui m’est arrivé au début avec le Sony NEX-7. Certes, pour avoir essayé pour Le Monde de la Photo.com le reflex A77 en septembre, je savais de quoi était capable le capteur, mais faire de premiers essais uniquement en JPEG est parfois un peu limité. Heureusement, Sony m’a ensuite prêté pour plus d’un mois un modèle quasi-définitif et le logiciel maison Image Data Converter (IDC), et puis voilà ce que c’est, on essaie, on mesure une soixantaine d’objectifs sur la mire DxO, on tombe sous le charme et on en achète un exemplaire personnel après avoir rendu le sien à Sony !

Les mesures effectuées avec une procédure d’essai systématique déjà appliquée sur plus de 500 couples objectifs/boîtier depuis près de 8 ans font que je suis assez serein sur les mesures chiffrées de qualité optique, et comme j’ai de surcroît les retours du laboratoire DxO pour les capacités du capteur, je pense que mon jugement sera équilibré. Néanmoins, rien ne vaut aussi l’essai de terrain avec diverses optiques pour se faire une idée complète des qualités de l’appareil et de ses limites.

Cependant je n’ai disposé au début que de deux logiciels compatibles avec les fichiers RAW de ce NEX, l’IDC d’origine de Sony et Camera Raw pour Photoshop Elements 10, ainsi que Ligthroom 3.6. Certes, je connais assez DxO Optics Pro, Ligthroom et Capture One Pro pour les conseiller sans réserve, d’autant que ces trois produits se comportent très bien avec les fichiers du NEX-5n moins riches en pixels, mais voilà qu’en attendant la prochaine mise à jour de DxO (en mars, certainement) la bêta 4 de Ligthroom apporte des améliorations, et surtout Capture One Pro est désormais totalement compatible. D’où quelques petits essais complémentaires, dans des conditions de prises de vue de terrain correspondant à des sujets que j’aime souvent photographier.

 

 

9 commentaires “Sony NEX-7 : tirer la quintessence du capteur

  1. Aux mesures (nous publions bientôt 52 tests d’objectifs) la diffraction ne se manifeste vraiment qu’à f/16, même si certains perdent un poil de performance à f/11. Comme pour les autres défauts, la diffraction se voit à 100% écran et pourra être perceptible sur de grands tirages, mais ne gênera guère pour des tirages A3 par exemple.

  2. Article très intéressant.
    L’adaptateur pour les optiques Sony me paraît quand même monstrueux par rapport à la taille de l’appareil et fait complètement perdre à ce dernier les avantages de sa compacité.
    Malgré ses très grandes qualités, le NEX 7 a quand même plusieurs points faibles; écran arrière qui ne peut se placer en position verticale, autofocus continu pas toujours fiable, gamme optique propre squelettique, etc.

  3. J ai dans une sacoche un leica 35/2 et 50/0,95 des années 70 , ca doit pouvoir faire la blague non? vu tu test le boitier avec un vénérable et antique 50 summicron

  4. Pour Ysengrain, un Summicron « laiteux » veut dire traitement de lentille avec un léger voile, attention à ce que l’effet ne fasse pas trop « Hamilton », mais j’ai eu jadis un Summicron qui était un peu comme çà sans effet désastreux, à voir si on peut aller sur place, plus dangereux en vente en ligne !

    Pour Luxo, aucun problème avec les Leica des années 70 mais le 50 0.95 des seventies n’est pas un foudre de guerre à pleine ouverture, voir notre e_book de tests sur le M9, mais il pique déjà très bien au centre à f/1,4 !

  5. Vu la grande taille du capteur, si je recadre de moitié une photo, est-ce que cela équivaudrait à prendre la même photo en multipliant par deux le zoom, tout en gardant une qualité suffisante pour l’impression en A4 ???
    Si c’est le cas, ce grand capteur permettrait ,dans certains cas, de se passer d’un zoom puissant et cher.

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