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Mot clé : Optiques

Zeiss : sous le signe du milan

Les six premiers représentants de la gamme Milvus : le design est proche de celui des autres gammes aux noms d'oiseaux.

Touit, Otus, Loxia, Batis, le fabricant d’instruments optiques le plus prestigieux au monde utilise depuis quelques années des noms d’oiseaux pour ses différentes gammes d’objectifs. Milvus (Milan), genre rassemblant trois espèces de rapaces diurnes, marque le retour aux montures Canon et Nikon, après quelques mois exclusivement consacrés à la conception d’objectifs fabriqués sous licence par Sony.

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Tamron : deux nouveaux objectifs « SP »

La finition des nouveaux objectifs Tamron SP, très soignée, s'inspire de celle des Sigma "Art".

Chez Tamron, les deux lettres « SP » (Super Performance) désignent l’appartenance à la série d’optiques haut de gamme. Peu à peu, le fabricant japonais étoffe celle-ci avec des nouveaux modèles qui se distinguent par leur excellent rapport qualité-prix. Avec les SP 35 mm f/1,8 Di USD et SP 45mm f/1,8 Di USD, deux optiques stabilisées à focale fixe viendront rejoindre une gamme composée avant tout d’objectifs à focale variable.

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Nikon D810 et hauts ISO

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Essais en RAW

  • En convertissant les RAW du Nikon D810 avec le logiciel « maison » Capture NX-D, on obtient des résultats assez proches des JPEG traités dans le boîtier. La netteté est plus affirmée, mais on voit apparaître quelques petits points blancs, trop petits cependant pour être visibles sur un agrandissement papier.
  • Lightroom affiche des couleurs plus franches et saturées et un grain très fin, du moins quand on pilote soi-même le réglage de luminance (car, par défaut, le mode automatique laisse subsister un grain grossier).
  • Enfin DxO Optics Pro bénéficie d’un traitement exceptionnel du bruit avec l’option Prime, ici activée en automatique, mais qui est parfois trop puissante et lisse certains détails. Ce n’est pas le cas ici car subsiste un petit grain ultra fin.

En utilisant le meilleur des trois logiciels testés, un traitement a été appliqué sur le fichier exposé à 12 800 ISO, hélas avec une dégradation de la netteté par rapport au grade 6 400 ISO, tandis que le rendu des couleurs restait vif et saturé : on voit que les contours de Nessie sont moins francs, de même que ceux du costume et du turban à gauche de la copie écran à 100 %.

Traitement d’un fichier NEF à 6 400 ISO du D810 par Capture NX-D, Lightroom et DxO Optics Pro.

 

Traitement d’un fichier NEF à 12 800 ISO du D810 par DxO Optics Pro.

Objectifs : dix mythes qui ont la vie dure

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Un objectif pour appareil hybride est plus petit que son alter ego pour appareil réflex

Les fabricants d’appareils hybrides n’ont de cesse de répéter que les objectifs dédiés sont à la fois plus petits et plus légers que ceux des appareils réflex numériques. En fait, l’absence du miroir réduit le tirage mécanique de façon importante et permet de construire des objectifs télécentriques et parfois plus compacts. Cependant, les dimensions d’un objectif dépendent d’un certain nombre de facteurs parmi lesquels les plus importants sont la focale et la luminosité maximale. De même, l’intégration d’un stabilisateur d’image, d’un moteur de mise au point et d’une interface de communication entre l’objectif et le boitier influent également sur le gabarit d’un objectif, relativisant quelque peu les différences en termes de dimensions et de poids. Ainsi, les objectifs Sony Vario-Tessar 16-35 mm f/4, 24-70 mm f/4 et 70-200 f/4 sont tout aussi encombrants que leurs alter ego chez Canon alors que leur poids plus réduit leur donne un certain avantage. Pour obtenir des objectifs à la fois plus petits et plus légers, il faut investir dans un système à capteur plus petit : les boitiers hybrides au format APS-C (Canon, Fujifilm, Samsung, Sony), Micro 4/3 (Olympus, Panasonic) et CX (Nikon) se contentent tous d’objectifs plus faciles à transporter.

Bien que conçu pour un appareil hybride, l’objectif Sony 24-70 mm f/4 est même un peu plus long que son alter ego chez Canon, l’EF 24 -70 mm f/4.

Un capteur aux dimensions plus petites permet de construire des objectifs plus compacts : malgré sa grande ouverture, le Panasonic 12-35 mm f/2,8 ne mesure que 74 mm en longueur.

Un téléobjectif est aussi long que sa focale

De manière générale, l’augmentation de la focale d’un objectif entraine également une augmentation de sa longueur physique. On pourrait donc penser qu’il existe une corrélation directe entre les deux variables. Heureusement, la longueur d’un téléobjectif de 200 mm n’est pas égale à 20 cm ! Contrairement à un objectif à longue focale (qui nécessite un tirage équivalent à la focale), un téléobjectif intègre une ou plusieurs lentilles divergentes qui permettent de déplacer le plan principal vers l’avant de l’objectif et donc d’en modifier le tirage pour une contraction plus compacte. Un véritable téléobjectif est donc toujours plus court que sa focale. Pour ne citer qu’un seul exemple, le nouveau Nikon AF-S NIKKOR 300mm f/4E PF ED VR ne mesure plus que 14, 8 cm et ce, pour une focale deux fois plus grande ! Un objectif « traditionnel » tel que le Samyang  400 mm f/6, 3 à présélection est en revanche presque aussi long que sa focale.

Grâce à sa formule optique d’objectif télé et sa lentille fresnel, le Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4E PF ED VR bénéficie d’une longueur physique qui est moitié moins importante que sa longueur focale.

Pour une qualité d’image optimale, un Canoniste doit obligatoirement investir dans un objectif de série L

Dans les années 1970, les ingénieurs et spécialistes marketing du fabricant japonais Canon ont réussi un exploit, celui de transformer des objectifs « L » en objets de désir pour photographes amateurs éclairés. Abandonnant les sigles « AL » (Aspheric Lens)  et « FL » (Fluorite Lens) au profit de l’appellation commune « L » (Luxury), le fabricant a regroupé les objectifs les plus performants (et plus onéreux) au sein d’une nouvelle gamme promettant aux photographes des images d’une netteté exceptionnelle. Si la réputation des objectifs « L » est largement méritée, de nombreux photographes sont devenus de véritables « junkies » lorsqu’il s’agit d’investir dans un nouvel objectif, tel est  l’attrait du liseré rouge. Pour ne pas investir plus d’argent qu’il n’en faut, je vous conseille de ne pas céder au chimères de la série L sans avoir étudié au préalable vos besoins réels en matière d’optique. Il ne faut pas  prendre les autres objectifs des gammes EF et EF-S pour des culs de bouteille. Sous condition de ne pas avoir besoin d’une optique aux caractéristiques exceptionnelles, la marque propose de nombreux modèles un peu moins prestigieux mais offrant tout de même des performances optiques dignes d’un « L ». Au final, rien n’est plus frustrant que de trimballer un objectif onéreux, lourd et encombrant lors qu’on préfère voyager léger !

Un objectif « numérique » permet d’obtenir une meilleure qualité d’image qu’un objectif « argentique »

En même temps que les premiers appareils à capteur APS-C sont apparues les premières optiques numériques, spécialement conçues pour rendre justice à la résolution et à la dimension des capteurs. Si la plupart des objectifs en question offrent des performances optiques convenables et des traitements antireflets plus poussés pour réduire le flare et les rayons parasites jouant au ping-pong entre la lentille arrière et le verre de protection du capteur, les objectifs « argentiques », plus anciens, ne sont pas pour autant inutilisables avec un appareil numérique. Bien au contraire puisque certains de ces « vieux cailloux » offrent encore une excellente qualité d’image, et ce, même avec des capteurs à forte densité de photosites. Les utilisateurs d’appareils reflex ou hybrides au format 24 x 36 peuvent donc continuer à utiliser leurs anciens objectifs argentiques, pour peu que ces derniers continuent à leur donner entière satisfaction.

Un objectif Zeiss ou Leica offre toujours une meilleure qualité d’image

Jusqu’aux années 1960, l’optique allemande restait incontestée dans l’univers photo. Mais depuis la découverte des objectifs Nikkor par des reporters de guerre américains et la généralisation de la conception optique assistée par ordinateur, l’optique japonaise a largement rattrapée son retard. Si les noms « Zeiss » et « Leica » évoquent toujours l’excellence, à la fois en termes de qualité optique et mécanique, nombre de ces objectifs sont aujourd’hui conçus et/ou fabriqués au Japon par des  opticiens à la réputation beaucoup moins flatteuse. Que ce soit Canon, Leica, Nikon, Pentax, Sigma, Sony, Tamron ou Zeiss, chaque fabricant « cuisine » avec les mêmes ingrédients (surfaces asphériques, verres à dispersion anomale, etc.),  l’exception allemande n’existe donc pas ! Que certains objectifs teutons réalisent des performances inégalées s’explique aussi par leur imposant cahier des charges qui impose un prix de vente « kolossal » pour un produit au potentiel photographique souvent assez limité…

Si l’Apo Distagon 55 mm f/1,4 Otus offre des performances optiques encore inégalées…

…les prestations du Planar 50 mm f/1,4 sont bien plus modestes.

 

 

 

 

 

 

Quels objectifs pour le Canon EOS 7D Mark II ?

Le Canon 7D Mark II avec un zoom de base 18-135 mm.

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Le problème du grand-angle

Autant le petit capteur est un atout très sérieux pour les longues focales, autant il semble un handicap pour le grand-angle, car pour retrouver le classique 16-35 mm des 24 × 36 il convient maintenant d’utiliser un 10-22 mm ! Notre confrontation porte cette fois sur l’angle le plus large de trois objectifs présentant un rapport de prix allant de 1 à 10, entre le 10-18 mm f/4,5-5,6 STM d’entrée de gamme (289 €), le 10-22 mm USM f/3,5-4,5 de la gamme expert (549 €) et le superbe objectif pro 11-24 mm f/4 USM qui fait merveille en 24 × 36 mais coûte quand même 3 190 €.

Là aussi, la hiérarchie est respectée avec un modèle pro excellent sur tout le champ à f/4 et offrant une netteté superlative sur tout le champ de f/5,6 à f/11, mais ce n’est que sur le plan de la luminosité (en moyenne 1 IL) que le modèle expert l’emporte sur l’entrée de gamme, qui sera un excellent choix pour un usage occasionnel des cadrages très larges, d’autant qu’il est stabilisé. Ce petit zoom permet de constituer avec les STM 18-55 et 55-250 mm un kit au rapport qualité/prix imbattable, offrant pour moins de 1 000 € une qualité tout à fait honorable en usage familial.

Le zoom Canon 10-18 STM au rapport qualité prix imbattable.

 

Mesures comparées du piqué de trois objectifs Canon à 10 et 11 mm.

 

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Aucun souci en transtandard

Canon propose une gamme transtandard expert de qualité très honorable, avec les 15-85 mm et 18-135 mm, le premier offrant  l’avantage  de faire mieux que les classiques 24-105 mm des 24 × 36, avec un cadrage équivalent à 24-135 mm. Mais aux deux bouts de la gamme EF-S il faut signaler d’une part l’excellent 17-55 mm f/2,8 stabilisé, et d’autre part le très démocratique 18-55 mm STM qui atteint le grade « excellent » en courte focale et reste de très bon niveau à 55 mm. En revanche, même si sa variation de focale ne correspond qu’à un 29-56 mm, il nous faut signaler les performances exceptionnelles du zoom Sigma Art 18-35 mm, seul zoom au monde à offrir l’ouverture ultra-lumineuse de f/1,8 tout en étant toujours noté au grade « excellent », même si les angles sont en retrait à 35 mm aux grandes ouvertures.

On sera moins enthousiaste quant à l’utilisation des transtandards de 24 × 36 sur le 7D Mark II, alors même qu’un 24-105 mm complète très bien un 10-22 mm en matière d’étagement des focales. Le 24-70 mm f/4 est exemplaire et pourra être complété par un 70-200 mm de même ouverture,  en revanche le classique 24-105 mm f/4 est supplanté désormais par les performances de l’entrée de gamme STM de même focale.

Les performances du Sigma ART 18-35 mm sont exceptionnelles, mais hélas sa variation de focale est limitée.

Le Canon 24-70 mm f/4 assurera une transition heureuse entre un grand-angle et un 70-200 mm.

 

Samyang : un premier objectif pour la macro

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L’opticien coréen Samyang Optics vient d’annoncer deux nouveaux téléobjectifs macro, conçus pour atteindre le rapport de reproduction 1 : 1 et calculés pour couvrir le cercle image requis par les capteurs 24 x 36 . Respectivement dédiés aux photographes et vidéastes, les deux objectifs partagent la même formule optique, mais se distinguent par leur réalisation mécanique.

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Samyang 50 mm f/1.4 : un nouveau standard ?

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Réalisation mécanique

Depuis quelques années déjà, l’opticien coréen propose des objectifs qui n’ont que peu de choses à envier à d’autres objectifs beaucoup plus onéreux. Il était donc logique de combler le trou dans la gamme, entre le 35 mm f/1, 4 et le 85 mm f/1, 4, avec un objectif standard tout aussi lumineux. Le Samyang 50 mm f/1.4 existe en deux versions, respectivement dédiées aux photographes et vidéastes : Samyang 50 mm f/1.4 AS UMC et Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC.

  •  Le Samyang 50 mm f/1.4 AS UMC possède une bague de mise au point classique, dotée d’un revêtement caoutchouté. Quant à la bague de diaphragme, elle est crantée par demi-valeurs entre f/2 et f/16 et par valeurs entières entre f/1,4 et 2 et f/16 et f/22.
  •  Le Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC intègre des roues dentelées autour de la bague de mise au point et la bague de diaphragme, permettant l’adaptation facile d’un système de Follow focus. La bague de diaphragme a été dé-cliquée pour un réglage progressif de l’ouverture. Au lieu d’afficher l’ouverture théorique, c’est-à-dire le ratio entre la focale et le diamètre de la pupille d’entrée, l’objectif affiche l’ouverture photométrique. À noter aussi que le Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC arbore deux échelles pour la mise au point et deux autres pour la valeur d’ouverture. En revanche, il n’y a pas d’échelle pour la profondeur de champ.

L’objectif testé, le Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC, possède une bague de mise au point à la fois douce et progressive dont la course, bien que relativement faible (160°), est suffisante pour faire le point avec précision et ce, même à pleine ouverture. La mise au point se fait via un déplacement linéaire du bloc optique, sans modification des dimensions de l’objectif.

Le Samyang 50 mm T 1,5 AS UMC : les informations (distance de MaP et ouverture) s’affichent, une fois l’objectif monté sur le boîtier, sur les côtes gauche et droite, ce qui n’est guère pratique pour les réglages en usage photo.

Contrairement à des objectifs plus anciens, la mise au point va au-delà de l’infini, mais, une fois n’est pas coutume, le repère “infini” est correctement calibré. Mise à part la baïonnette, en laiton, les parties apparentes de l’objectif sont en matière plastique. Le filetage frontal reçoit des filtres au diamètre de 77 mm. Samyang livre l’objectif avec son pare-soleil en corolle dédié. Muni d’une baïonnette, le pare-soleil, entièrement usiné d’une matière plastique proche de celle de l’objectif, se fixe assez facilement sur une baïonnette à l’avant de l’objectif. Un point blanc en guise de repère de montage se trouve sur l’objectif, un autre sur le pare-soleil, qu’il est également possible d’adapter à l’envers pour réduire les dimensions de l’ensemble lors du transport. Le pare-soleil est assez efficace.

Le pare-soleil adapté, l’objectif possède des mensurations imposantes. Sans pare-soleil, il est plus compact que ses alter ego chez Sigma et Zeiss.

Il n’y a aucune liaison mécanique ou électronique entre l’objectif (testé en monture Canon EF) et le boitier. De ce fait, le boîtier ignore tout de l’objectif et il est nécessaire de travailler en mode M ou Av (automatisme à priorité d’ouverture). Quant à la mise au point, elle est bien évidemment manuelle et dépourvue de toute assistance à la mise au point. Il faut donc utiliser de préférence un boitier à capteur 24 x 36 et un verre de visée optimisé pour la mise au point manuelle.

Meyer-Görlitz : quand le “Made in Germany” devient une imposture

Objectif Meyer-Optik Görlitz Somnium 1,5/50 mm

Depuis toujours, l’industrie optique d’outre-Rhin jouit d’une réputation enviable. La simple mention des marques Leica, Zeiss et Schneider-Kreuznach fait briller les jeux de nombreux photographes professionnels et amateurs pour lesquels un objectif conçu et fabriqué en Allemagne représente le summum en matière de finition mécanique et prouesse optique. Il n’est donc guère étonnant qu’un distributeur allemand cherche à faire revivre la marque Meyer-Görlitz, disparue suite à la réunification des deux Allemagne.

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Le magazine Eyrolles
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