Questions Photo

Sony : opération de séduction au format 24 x 36

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Annoncé depuis longtemps déjà, le  « NEX full frame » vient d’être dévoilé par Sony qui met les bouchées doubles puisqu’il ne s’agit pas d’un mais de deux nouveaux boîtiers hybrides, accompagnés d’une nouvelle gamme d’objectifs. Avec l’alpha 7 (24 mégapixels et 1499 euros) et l’alpha 7R (36 mégapixels et  2099 euros) dont la sortie est attendue pour  le mois prochain, Sony  s’apprête à récupérer des parts de marché actuellement détenues par Canon, Nikon, Leica, Panasonic et Olympus. Lire la suite

Nikon D5200 : l’autofocus

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Faire le point manuellement

Utile dans un certain nombre de cas, la mise au point manuelle est parfois la seule solution. S’il faut convenir qu’avec un sujet mobile, il est impossible d’égaler la rapidité et la fiabilité de l’AF, sur trépied, en paysage ou en macro, on peut prendre le temps de réaliser le point manuellement. En outre, ce sera le mode de mise au point obligatoire si vous désirez continuer à utiliser des objectifs Nikon non AF-S.

nikon d5200 autofocus mise au point manuelle

Avec le D5200, la sélection de la mise au point manuelle ou AF se fait via le menu Information sur l’écran arrière ou sur le fût de l’objectif, en poussant le curseur dédié. Pour une mise au point manuelle, il faut choisir M (pour « Manual » Focus).

C’est au photographe de faire la mise au point en tournant la bague de l’objectif et de juger visuellement de la netteté de l’image dans le viseur. Il est possible de s’aider du témoin de bonne mise au point, matérialisée par l’affichage d’un petit rond vert en bas à gauche du viseur une fois le déclencheur sollicité. L’indicateur d’exposition dans le viseur sert alors d’aide pour savoir dans quel sens tourner la bague pour faire le point (voir mode d’emploi p. 159). En effet, en mise au point manuelle, le D5200 continue d’exploiter les informations issues des capteurs AF afin de tenir compte de l’éloignement du sujet, pour calculer au mieux l’exposition.

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Les fans de macro utilisent encore beaucoup la mise au point manuelle. Pour cette image graphique, j’ai pu caler précisément la zone de netteté. 105 mm, 800 ISO, f/4,5, 1/2 500 s. (Photo C.-L. T.)

Là encore, l’ouverture maximale de l’objectif a une grande influence sur la qualité de la mise au point. Plus l’objectif est lumineux, plus la quantité de lumière qui parvient au viseur est grande. La mise au point « visuelle » est alors plus aisée et la précision du système d’aide meilleure.

nikon d5200 autofocus

nikon d5200 autofocus

Pour photographier à travers une vitre, la mise au point manuelle est préférable. Je m’en sers aussi parfois pour jouer sur la défocalisation et créer des images à effets, ou bien encore en vidéo. 50 mm, 1 600 ISO, f/1,4, 1/500 s. (Photo M. F.)

Les modes autofocus

Avec le D5200, comme sur la grande majorité des boîtiers, c’est en pressant le déclencheur à mi-course que l’on active l’autofocus (AF). L’automatisme détermine alors la position du sujet ou force la mise au point sur la zone sélectionnée manuellement, comme nous allons le voir.

Le D5200 dispose de trois modes autofocus destinés à rendre cet automatisme le plus performant et efficace possible en fonction du sujet visé, car les besoins en termes de rapidité ne sont pas les mêmes face à un paysage immobile ou à des enfants qui courent… Pour la sélection de ces modes, reportez-vous au mode d’emploi p. 33 ; les modes Photo et Scène imposent, eux, le mode AF-A (Auto).

Mode AF-S (Sélectif)

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Le mode AF-S offre une grande sécurité quant à la netteté du sujet. La sélection d’un capteur AF excentré ou la technique du cadrage-décadrage peuvent être utiles pour éviter un centrage systématique du sujet. 200 mm, 400 ISO, f/2,8, 1/750 s. (Photo C.-L. T.)

C’est le mode le plus simple et le plus classique. Une fois que le sujet est détecté par le système AF, celui-ci envoie un signal à l’objectif pour que le groupe de lentilles destinées à la mise au point soit déplacé dans la position adéquate. La mise au point est alors figée jusqu’à ce que le déclencheur soit actionné. C’est donc le mode parfait pour les sujets immobiles.

L’autre particularité de ce mode est que le déclenchement reste bloqué tant que la mise au point n’est pas effectuée. Ce qui se veut être une garantie contre les photos floues est une source de déconvenues lorsque l’autofocus ne parvient pas à « accrocher » sur un sujet insuffisamment contrasté (surface unie, ciel, etc.), ce qui empêche la prise de vue. Dans ce cas, mieux vaut faire la mise au point sur un autre élément placé à la même distance et exploiter la technique du « cadrage-décadrage », idéale en paysage ou en portrait – dès que le sujet n’est pas en mouvement et que l’on dispose d’un peu de temps.

Piccure : compensation du flou de bougé

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Résultats

L’éditeur précise sur son site Web que le logiciel ne vous assistera pas dans les cas suivants : défaut de mise au point, flou lié au déplacement du sujet et aberrations optiques.  A l’état actuel, les algorithmes d’Accenture ne sont pas aussi sophistiqués que ceux du filtre Réduction du tremblement : pour combattre le flou de bougé,  le plug-in procède à une augmentation du micro-contraste et par ce biais il introduit souvent des artéfacts disgracieux aux réglages plus musclés. Il est donc conseillé de l’appliquer localement, sur une copie partiellement masquée du calque d’arrière-plan, d’où l’intérêt d’associer Piccure à  Photoshop ou Photoshop Elements. De même, utilisez le filtre de préférence avant la réduction du bruit et l’accentuation finale car il a tendance à renforcer le  bruit.

Images prises sans (à gauche) et avec (à droite) stabilisateur d’image. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Si le sujet ne comporte que peu de couleurs et des contours bien dessinés la correction est pertinente : après correction, le piqué de l’image légèrement floue est proche de celui de l’image nette. A noter que la dernière a été légèrement accentuée afin de reproduire l’effet d’accentuation appliqué par Piccure. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Comme pour son alter ego dans Photoshop CC, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Selon mes propres essais, les résultats sont d’autant plus concluants que le flou reste léger. Lorsque l’image souffre d’un flou de bougé très prononcé, la compensation du défaut s’accompagne systématiquement  d’une introduction de franges le long des contours et il ne faut donc pas espérer de produire des tirages de grande taille.

Une image légèrement floue et…

… sa correction…

… dans Piccure…

… et Photoshop CC : ce dernier produit des images avec un micro-contraste plus élevé et des artéfacts plus discrets. Cliquez sur les images pour les visualiser à leur taille réelle.

 

Le filtre, commercialisé à 49 (Photoshop Elements) ou 69 euros TTC (Photoshop et/ou Lightroom) se prête donc en premier lieu à une utilisation moins exigeante : la présentation des images ainsi sauvées dans des dimensions adaptées au Web. On pourrait s’interroger sur l’intérêt d’un tel filtre. Pour ma part, je n’ai pas réussi à dénicher dans mon catalogue des images d’exemple pour illustrer cet article, j’en ai donc produit de nouvelles en allongeant délibérément la vitesse d’obturation. De manière générale, je me débarrasse systématiquement des images floues et mal exposées et je vérifie la qualité technique de mes images à la prise de vue afin de pouvoir les refaire en cas de problème. Piccure et le filtre Réduction du tremblement me serviraient donc uniquement pour récupérer une (rare) image ayant échappée à ma vigilance, une image sinon parfaite dont le seul défaut serait un (léger) flou de bougé. Cela suffirait-il pour justifier un tel investissement ? A vous de juger ! Au final, mieux vaut prévenir que guérir car  en soignant votre technique de prise de vue vous obtiendrez toujours une meilleure qualité finale qu’en rattrapant vos erreurs par voie logicielle…

Vous pouvez télécharger une version d’essai du logiciel valable pendant 14 jours en suivant ce lien. Sur la même page, vous trouverez un code vous permettant de tester le logiciel pendant sept jours supplémentaires ainsi qu’un lien pour l’acheter. Notez que Piccure existe en deux versions distinctes : la version « light » pour Photoshop Elements , dépourvue d’une prise en charge des processeurs multi-coeur,  s’exécute beaucoup plus lentement (entre 2 et 4 fois) et elle ne possède pas d’option permettant de privilégier la qualité des résultats au détriment de la vitesse d’exécution.

Nikon : annonce officielle du D610

D610

En dépit d’une fiche technique prometteuse, le Nikon D600 a trainé dès sa sortie une lourde casserole derrière lui. Machine trop bien huilée, l’obturateur de nombreux exemplaires de cet appareil 24 x 36 possédait la fâcheuse tendance à projeter de nombreuses taches de graisse sur le capteur. En introduisant un successeur légèrement modifié, Nikon fait table rase de son passé plutôt tumultueux.

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Zeiss : un nouvel objectif standard vraiment « chouette »

Otus-1

Après avoir introduit une nouvelle série d’objectifs destinés aux appareils hybrides, Zeiss présente le premier représentant d’une série qui ambitionne à battre tous les records en termes de qualité optique. Par ailleurs, l’opticien allemand continue avec les noms d’oiseau : la famille des petits-ducs (Otus) se joigne à celle des touis (Touit).

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Mitakon : le Samyang chinois ?

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Poignées verticales, accus, flashs, trépieds photo, adaptateurs ou filtres : qui n’a pas déjà utilisé des accessoires photo « made in China » ? Si leur qualité est souvent fort variable, oscillant entre « excellente » et « insuffisante », il n’y a plus aucun doute quant à leur rapport qualité-prix, souvent exceptionnel.

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Adobe : faut-il craquer pour le programme de photographie Photoshop ?

Photoshop CC et LIghtroom 5

Si le nuage créatif d’Adobe a déclenché une véritable fronde des photographes sur le Web, celle-ci  n’a pas pour autant contraint l’éditeur à revenir sur ses pas. Bien au contraire, les résultats financiers récents de la société américaine ne font planer aucun doute sur l’efficacité de la nouvelle formule d’abonnement : le programme Creative Cloud est bel et bien un succès. Mais s’il vise à régulariser les rentrées d’argent de l’éditeur, il  déséquilibre aussi  les rapports avec ses clients.

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Datacolor : un nouveau webinaire sur la gestion des couleurs

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L’été est une période riche en impressions ineffaçables. Mais comment s’assurer que les couleurs de vos images sont aussi belles que celles que vous avez vues? Dans ce nouveau webinaire, programmé pour demain soir, le mercredi 25 septembre 2013 à 20 heures, je vous présenterai comment gérer les couleurs à la prise de vue ainsi que dans Lightroom 5 et Photoshop CC, prévisualiser l’image finalisée sur votre écran et calibrer celui-ci pour qu’il affiche fidèlement les couleurs et tonalités de vos images.

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Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC : décentrement et bascule

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Sur le terrain

J’ai eu le plaisir d’essayer cet objectif pendant une semaine déjà bien chargée par la rédaction d’articles et la traduction d’un ouvrage. Je ne l’ai donc utilisé que dans son domaine de prédilection, la photo d’architecture. Si certains photographes n’hésiteraient pas l’employer à sa pleine ouverture et basculé à fond pour produire un effet de miniature ou simuler un objectif « Holga » ou « Diana »,  j’estime que le Samyang  T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC mérite sans doute mieux vu son tarif  assez élevé…

 

Rue des poissonniers, Colmar/Alsace. Canon 5D Mark II et Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC, f/11, 1/6 s à 100 ISO. Deux images à orientation horizontale (décentrement maximal vers le haut et le bas), fusionnées dans Photoshop CC pour obtenir un fichier de 36 mégapixels.

En tant que fervent adepte du 14 mm de la même origine, je suis déjà habitué à basculer en mode LiveView pour effectuer une mise au point précise. Se reposer sur le viseur réflex d’un boitier 24 x 36 nécessiterait en fait de véritables yeux de lynx, car le grossissement de celui-ci ne permet pas de bien distinguer entre le flou et le net, notamment avec un objectif grand-angle. Le mode LiveView aide aussi à composer l’image et à l’examiner pour y détecter d’éventuels artéfacts provoqués par un mouvement trop vigoureux de l’axe de décentrement et/ou de bascule. Nous l’avons déjà évoqué, la manipulation des commandes de réglage et de serrage n’est guère confortable, dû au faible diamètre des boutons et au choix des matériaux. L’utilisation de plastique pour les vis de blocage ne contribue pas vraiment à donner une impression de durabilité. J’aurai préféré des commandes en métal et de dimensions plus généreuses. Heureusement, la bague de mise au point est douce et suffisamment progressive pour permettre une mise au point précise (en  mode LiveView et au grossissement maximal).  La bague de diaphragmes est également bien dimensionnée et crantée pour autoriser un réglage au demi-diaphragme entre les ouvertures maximale (f/3, 5) et minimale (f/22).

 

Portail de la cathédrale, Colmar. Canon 5D Mark II, Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC à f/11, 1, 6s et 100 ISO. Décentrement vers le haut pour compenser une perspective en contre-plongée.

Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !