Questions Photo

Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC : le miracle a-t-il lieu ?

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Mise au point

N’assurant ni la mise au point autofocus ni la confirmation de mise au point dans le viseur, le Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC en monture Canon se destine surtout aux appareils plein format, pourvu de viseurs suffisamment grands pour effectuer une mise au point précise. Si vous êtes un tant soit peu audacieux, vous pouvez l’utiliser avec un appareil à capteur APS-C,sous condition d’investir dans un verre de visée plus discriminant (Haoda ou Brightscreen). Le mode LiveView est également d’un grand secours pour obtenir une mise au point critique — malheureusement, il est peu efficace en photo d’action et en forte luminosité ambiante. Mais même avec un appareil à capteur “full frame”, la mise au point reste une opération délicate et, à fortiori, avec le verre de visée installé par défaut.



Fleurs défendus, Hunawihr/Alsace. Canon EOS 5D Mark II, Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC, f/1,4, 1/750s à 160 ISO. Si la mise au point est relativement aisée pendant la journée…

À pleine ouverture, la profondeur de champ ne mesure que quelques centimètres, voire millimètres lorsqu’on s’approche de la distance de mise au point minimale. Plus on ferme le diaphragme, plus la profondeur de champ s’étend en avant et en arrière du sujet et plus l’image du viseur s’assombrit. Avec mes boîtiers Canon 5D Mark II et 1Ds et les verres de visée “à mise au point manuelle”, Eg-S et EC-L, la limite se situe à f/4 : au-delà, l’image dans le viseur s’obscurcit au point de rendre la mise au point périlleuse. La méthode la plus sûre consiste à effectuer la mise au point à f/1, 4, puis de fermer le diaphragme à l’ouverture de travail. Sachez que certains objectifs lumineux souffrent d’un décalage de la mise au point (focus shift), provoqué par une sous-correction des aberrations sphériques. Heureusement, le Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC semble être dépourvu de ce défaut fâcheux, la fermeture à l’ouverture de travail n’entraîne donc aucune modification du plan de netteté. En revanche, il est regrettable que la transition de la bague de diaphragme s’effectue par demi-valeurs entre f/2 et f/16 et par valeurs entières entre f/1, 4 et f/2, puis entre f/16 et f/22. D’une part, l’homogénéisation en demi-valeurs permettrait de choisir une ouverture de f/1,7, d’autre part, elle faciliterait le réglage du diaphragme, en comptant le nombre de “clics” en partant de la pleine ouverture.



… elle devient délicate lorsque la lumière fait défaut. Ici, le mode LiveView était impératif pour obtenir un réglage précis. Bar à vin, Colmar/Alsace. Canon EOS 5D Mark II, Samyang 35 mm f/1.4 AS UMC, f/1,4, 1/90s à 2500 ISO

La fonction LiveView n’est que partiellement opérationnelle avec un objectif dépourvu de contacts. Le mode Simulation d’exposition n’affiche une luminosité correcte qu’en mode Av (Priorité à l’ouverture), en mode M (Manuel), l’image affichée sur l’écran LCD est nettement plus sombre et un réglage “correct ” en termes de luminosité correspond à une surexposition violente de l’image. Qui plus est, l’histogramme “live” ne s’affiche pas. La fonction LiveView se prête donc davantage à la vérification de la mise au point qu’à celle de l’exposition. Elle est alors nettement plus efficace qu’avec le Samyang 14 mm f/2.8 IF ED UMC Aspherical – avec le dernier, le taux de grossissement (10 fois) d’un Canon EOS 5 D Mark II devient franchement insuffisant pour une mise au point précise, pour ne pas parler des aberrations sphériques à pleine ouverture, rendant l’appréciation du réglage de mise au point encore plus difficile !


Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC : une première prise en main

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Premiers essais pratiques

Depuis l’arrivage de l’objectif, je n’avais qu’une seule soirée de libre pour des prises de vue. J’ai donc souhaité confronter le Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC à son terrain de prédilection : le reportage à faible luminosité. Rien ne sert en fait d’investir dans un objectif si lourd et encombrant s’il ne sert que dans des conditions optimales.



Canon EOS 5 D Mark II, Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC, f/1,4, 1/60s, 1000 ISO, à main levée.

À la différence du 14 mm f/2, 8 du même fabricant, il ne suffit pas de “visser” à f/8 pour obtenir un piqué satisfaisant. La précision de la mise au point est donc primordiale et, à fortiori, à la pleine ouverture. Avec un tel objectif, dépourvu d’assistance électronique, oubliez les boîtiers APS-C, sauf si vous opérez sur pied et/ou en mode LiveView. Paradoxalement, il vous faudra investir dans un appareil à capteur plein format pour profiter de ce caillou — si votre budget le permet, il permettra peut-être aussi l’achat d’un Canon EF 35 mm f/1, 4 L USM ou Zeiss Distagon 35 mm f/1, 4 ZE*. Sinon, le Sigma 30mm F 1,4 DC EX HSM est un excellent choix en APS-C.



Canon EOS 5 D Mark II, Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC, f/1,4, 1/1500s, 100 ISO.

Avec un Canon 1Ds et un 5D Mark II (équipés de verres de visée pour la mise au point manuelle), la mise au point est précise jusqu’à f/4, au-delà il vaut mieux faire la mise au point à f/1, 4, puis fermer le diaphragme à l’ouverture de travail envisagée. Sinon, le mode LiveView du 5D Mark II offre une précision autrement plus satisfaisante qu’avec un Samyang 14 mm f/2, 8 — avec ce dernier, le grossissement ne suffit pas à révéler les petits détails nécessaires au réglage.



Canon EOS 5 D Mark II, Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC, f/4,5, 4 s, 100 ISO.

J’évoquerai le Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC plus en détail dans un deuxième article, mais les impatients parmi vous peuvent déjà prendre note des excellentes performances de l’objectif à pleine ouverture. Le piqué y est bien supérieur à celui des objectifs à focale standard et le vignetage remarquablement maîtrisé. Si le rendu est encore un tantinet doux, les détails sont bien présents et il suffit de booster le contraste des tons moyens et l’accentuation un peu pour obtenir une image parfaitement exploitable. En fermant le diaphragme de deux valeurs, les images deviennent bien “croustillantes”. Les aberrations chromatiques sont bien corrigées, seule la distorsion pourrait devenir gênante en photo d’architecture. Bien heureusement, elle est en barillet et se corrige donc sans assez facilement. Bref, un objectif fort prometteur.



Canon EOS 5 D Mark II, Samyang 35 mm f/1, 4 AS UMC, f/1,4, 1/45s, 1600 ISO.

A suivre…

Manfrotto 732 CY : un trépied voyageur

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Manfrotto dit d’avoir dédié ce trépied aux utilisateurs d’appareils compact, bridge et reflex numériques légers. Cependant, avec une charge admissible de 3,5 kg, il peut même supporter un appareil reflex numérique accompagné d’un zoom d’un téléobjectif moyennement lumineux. Une fois complètement déplié, il mesure 134,5 cm et lorsque la colonne centrale est complètement rentrée, il atteint tout de même 117,5 cm. Inversement, ses dimensions se réduisent à 42,5 cm lorsqu’il est replié et sa hauteur minimale à 28,5 cm lorsque les jambes sont écartées au maximum. Bref, il s’agit d’un outil aux caractéristiques parfaitement adaptées aux déplacements.

Grâce à une réalisation en fibres de carbone et fibres de verre (Manfrotto/Gitzo parle de Basalt pour évoquer l’origine, volcanique, du matériel..), la manipulation du Manfrotto 732 CY est très agréable, contrairement aux trépieds en aluminium : le toucher ne change pas en fonction de la température ambiante et les doigts ne risquent pas de se coller aux jambes en hiver.

Les jambes du pied sont composées de tubes profilées afin de renforcer la rigidité de l’ensemble. C’est d’autant plus important que le diamètre des quatre sections n’est pas très important : si celui de la première section mesure 22 mm, le diamètre de la dernière section est limité à 5 mm.




Quant au blocage des tubes, il s’agit de clapets en matière plastique, hélas non ajustables pour en régler le jeu. Pour chacune des jambes, vous pouvez ajuster l’inclinaison séparément. Pour ce faire, il faut replier la jambe vers la colonne centrale et la repositionner après avoir tourné un verrou. Malheureusement, il n’y a que deux positions crantées et la plus extrême n’autorise qu’une utilisation à 28,5 cm du sol. Et pourtant, ce n’est pas la faute à la colonne centrale ! Cette dernière possède un levier de blocage amplement rembourré et très agréable à manipuler. S’il est possible de retourner la colonne centrale pour placer l’appareil photo la tête en bas et pour ainsi le rapprocher du sol, j’aurais souhaité de trouver un crochet permettant de lester le trépied avec un sac photo.



X-Rite i1 Profiler : une nouvelle référence en matière d’étalonnage (première partie)

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Contenu du coffret

X-Rite livre i1Publish Pro dans une mallette noire à la fois sobre et élégante, destinée à ranger le spectrophotomètre i1 Pro ainsi que tous ses accessoires. Le compartiment principal permet de loger l’instrument de mesure, son câble de liaison USB, deux supports pour le fixer sur un écran ou en face d’un vidéoprojecteur ainsi que divers outils pour étalonner le spectrophotomètre (référent pour le point blanc), mesurer la lumière ambiante et des plages couleur. Dans le dos de la mallette, vous trouverez une tablette de guidage pour la lecture des chartes imprimées, un certificat attestant de la conformité de l’outil de mesure, le CD d’installation, deux guides de démarrage rapide et deux mires. La première, ColorChecker Proof, sert à comparer les couleurs d’une impression aux couleurs de référence d’une mire ColorChecker à 24 plages et la seconde à créer des profils DNG pour Lightroom et Camera Raw, moyennant une version miniature de la mire ColorChecker Classic et le logiciel ColorChecker Passport.

Installation

L’utilitaire d’installation vous propose d’installer quatre composantes : XRite Device Services (qui gère la communication entre l’application, le système d’exploitation et l’outil de mesure), i1Profiler, ColorChecker Passport et Pantone Color Manager. À noter que les logiciels installés nécessitent pas moins de 624 Mo d’espace, ce qui est plutôt important compte tenu de leurs caractéristiques. Contrairement à ProfileMaker et i1 Match qui proposent une prise en charge de nombreux instruments de mesure (25 pour ProfileMaker 5…), i1Profiler ne reconnaît ni ColorMunki ni i1 Display 2 et le bilan n’est guère meilleur pour des outils plus anciens et/ou ceux provenant d’autres fabricants. Pour l’instant, le spectrophotomètre i1 Pro est le seul instrument de mesure admis pour calibrer l’écran et pour créer des profils d’imprimante – c’est un parti pris étrange car les colorimètres sont réputés comme étant plus sensibles dans les basses lumières, occasionnant un profil d‘écran au rendu plus nuancé (en revanche, les spectrophotomètres sont meilleurs dans les hautes lumières).



L’interface utilisateur emprunte certains éléments aux autres applications de X-Rite sans pour autant les copier : les couleurs sombres “à la Lightroom” rappellent ainsi ColorMunki Photo, les flèches de navigation i1 Match. Selon le mode utilisateur, De base ou Avancé, le panneau de gauche affiche soit des boutons pour choisir parmi trois flux de travail différents (Caractérisation d’écran, Caractérisation de projecteur ou Caractérisation d’imprimante), soit trois menus détaillant les différentes étapes et options des flux de travail cités. Un raccourci et deux icônes situées au bas du panneau de gauche permettent d’accéder aux procédures préalablement enregistrées, à l’affichage Plein écran et à l’écran d’accueil du logiciel. Le type de licence s’affiche dans la partie inférieure droite de l’écran, mais uniquement après avoir connecté le spectrophotomètre. Une rangée de six icônes renseigne alors sur les modules activés : caractérisation d’écran, validation de profil écran, caractérisation de vidéoprojecteur, création de profils RVB et/ou CMJN et validation de profils d’imprimante. Suivant la licence choisie, certaines options ne sont pas disponibles et le logiciel vous en avertit par un point d’interrogation rouge. Une licence de type Basic autorise ainsi uniquement les modules pour caractériser l’écran et valider des profils d’écran et d’imprimante, une licence Photo toutes les options sauf la création de profils CMJN.



A l’ouverture, le logiciel paraît étrangement vide, mais les fonctions principales existent bel et bien.

Canon EF 28-70 mm f/3,5-4,5 II : peut-on cuisiner dans d’aussi vieux pots ?

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Réalisation optique et mécanique

Pour la construction mécanique, partagée par les deux versions de l’objectif, le bilan est assez mitigé. Certes, l’objectif arbore une solide baïonnette en métal et des matériaux en plastique de bon aloi, mais la fluidité des bagues est tout sauf exceptionnelle : la bague de zoom possède un point dur autour de 50 mm et la bague de mise au point n’est pas moins râpeuse que celles de ses confrères de la première série EOS dont certains sont toujours commercialisés à ce jour (EF 24 mm f/2, 8, 28 mm f 2,8, 35 mm f/2, 50 mm f/2, 5 Compact Macro et 135 mm f/2, 8 Softfocus). Tout comme eux, l’objectif incorpore un moteur AFD (arc form drive) de première génération, d’une sonorité déconcertante. Que ce soit en mode automatique ou en manuel, la mise au point est peu confortable, mais elle bénéficie tout de même d’une précision et d’une rapidité convenable, même lorsque l’objectif est associé à un boîtier récent (EOS 5D Mark II). Le passage entre les deux modes s’effectue par un interrupteur.



La baïonnette est en métal

Au même titre que l’EF 28-80 mm f/3, 5-5, 6 USM de la même époque, l’EF 28-70 mm f/3, 5-4, 5 II souffre d’un défaut fâcheux qui rend l’utilisation des filtres et du bouchon d’objectif très délicate : le filetage se trouve à l’avant d’un fut d’objectif qui évolue à l’intérieur d’un autre. Suivant la focale et la mise au point, la bague du filtre adapté devient inaccessible, gênant l’utilisation d’un filtre polarisant. Qui plus est, certains bouchons d’objectif se détachent, éjectés par l’action du fut intérieur. Il s’agit d’une drôle de conception. Bien heureusement, le pare-soleil (EW-68 A) se greffe sur une petite rainure, située sur le fût extérieur. Acheté à part, il m’a coûté en revanche plus cher que l’ensemble appareil et objectif…



Le pare-soleil se greffe directement sur le fût externe

À sa sortie, l’EF 28-70 mm f/3, 5-4, 5 était une des rares optiques à intégrer un élément asphérique moulé. Dans certaines conditions d’éclairage, il est même possible d’en apercevoir les cercles concentriques, trahissant l’usinage particulier de la lentille.

Canon EF 100 mm F 2,8 Macro : un ancêtre toujours vert

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Qualité optique

Il est plutôt difficile de trouver un objectif macro aux performances optiques modestes. Depuis de nombreuses années déjà, les fabricants veillent à produire des objectifs polyvalents qui conservent leur excellente qualité optique (planéité du champ, absence de distorsion, piqué homogène) à toutes les distances de mise au point, même à l’infini. Les objectifs macro peuvent donc aisément se substituer aux objectifs standard (50 à 60 mm), portrait (90 à 105 mm) et télé (150 à 200 mm), pour peu que vous puissiez faire abstraction de leur luminosité plus faible.



Chat, Metzeral/Vosges. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/2,8, 1/500s, ISO 200.

Piqué

Certains photographes nostalgiques attribuent à l’ancien objectif macro sans USM des vertus extraordinaires et les courbes de transfert FTM, publiées dans la première édition de l’ouvrage “Lens Work”, laissent paraître un contraste et un pouvoir de résolution proches de ceux du successeur. Les tracés sont en en plus quasiment horizontaux et les différences entre les courbes tangentielles et radiales plutôt menues, indiquant des flous d’arrière-plan (bokeh) très naturels. En pratique, la qualité optique de l’EF 100mm F2.8 Macro est exemplaire. Utilisable dès sa pleine ouverture, l’objectif offre un très bon contraste et un pouvoir séparateur élevé et ce, même lorsqu’il est associé à un capteur plein format de 21 mégapixels. Après avoir fermé le diaphragme d’un ou de deux crans, le piqué de l’objectif est excellent et très homogène. En revanche, mieux vaut se méfier des méfaits de la diffraction optique : sur le même appareil, j’évite de fermer le diaphragme au-delà des valeurs f/ 16 (infini) ou f/11 (rapports macro). En vissant davantage, la perte de piqué sera beaucoup plus néfaste que le gain en profondeur de champ sera bénéfique.




Sous la neige, Metzeral/Vosges. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/4, 1/125s, ISO 100.

Distorsions, vignetage et aberrations chromatiques

La distorsion est négligeable, et ce, quelle que soit la distance de mise au point. Le vignetage est particulièrement sensible (et gênant) à pleine ouverture, mais il disparaît dès f/5,6. Si les aberrations chromatiques latérales sont quasiment inexistantes, les aberrations chromatiques longitudinales sont parfois visibles. On parle alors souvent du “bokeh fringing”, phénomène qui se manifeste par des franges violettes et vertes, situées des deux côtés de la zone de mise au point. Toutefois, seules les optiques de conception véritablement apochromatique échappent à ce défaut, sachez qu’elles sont aussi rares qu’elles sont onéreuses.

Flare et Reflets parasites

Canon n’a jamais livré et proposé de pare-soleil avec cet objectif. Et pour cause, la lentille frontale se situe au fond du corps avant de l’objectif qui fait ainsi figure de pare-soleil incorporé. Il en résulte une excellente protection contre les lumières parasites. Cependant, ne cédez surtout pas à la tentation de lui ajouter un filtre de protection. La lentille frontale ne risque ni salissures ni abrasions mécaniques et l’emploi d’un filtre conditionnerai alors celui d’un pare-soleil.

Bokeh
Le diaphragme de l’EF 100mm F 2,8 Macro possède huit pétales et le bokeh, c’est à dire le rendu des parties hors profondeur du champ des images est très naturel et harmonieux.



Magnolia. Canon EOS 5D Mark 2, EF 100 mm f/2,8 Macro, f/2,8, 1/2000s, ISO 100.


Datacolor SpyderCheckr : le Passport killer ?

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Le nouveau produit existe dans deux déclinaisons : le coffret SpyderCheckr comprend un étui en matière plastique, quatre mires imprimées, le logiciel SpyderCheckr et un guide de démarrage rapide et SpyderCheckr Pro comporte aussi SpyderCube, outil astucieux et pratique pour le réglage de la balance des blancs et de l’exposition.





Datacolor SpyderCheckr et X-rite ColorChecker Passport : le gabarit n’est pas le même…

Si Colorchecker Passport se glisse facilement dans une poche (jean,chemise ou sacoche photo), SpyderCheckr est environ trois fois plus encombrant, compromettant son utilité sur le terrain (dans un studio photo, l’encombrement n’est en revanche pas si important). Plus élégant que celui abritant les mires X-Rite, l’étui de SpyderCheckr accueille deux mires couleur que vous pouvez retourner pour faire apparaître deux autres en valeurs de gris neutre, dédiées à la balance des blancs et l’évaluation de l’exposition. Facilement détachables (les cadres sont dotés d’aimants et les mires d’encoches garantissant leur placement correct), les mires peuvent être remplacées en cas de salissure ou de vieillissement.





Reco et verso : les chartes se détachent facilement pour un futur échange.

Pour contrôler l‘état des cibles, l’étui comprend un témoin (FadeCheckr) qui tient compte de son exposition à la lumière. Pour rendre la cible inopérante, il faudrait l’exposer pendant 30 jours au soleil aveuglant du sud ouest américain. Une fois ce seuil est atteint, sa couleur changera de rouge en jaune pour vous ainsi avertir de la nécessité de remplacer les mires. Datacolor commercialisera des cibles de rechange à partir du mois de juin.



FadeCheckr : une solution astucieuse pour évaluer le vieillissement.


Pour en permettre l’installation sur un trépied photo, SpyderCheckr est doté d’un pas “Kodak” (1/4 pouces) et pour fixer le SpyderCube, d’une fixation du même type. Notez que les spigots d’adaptation de nombreux supports d’éclairage (notamment les miens) se conforment au pas du congrès (3/8 pouces), légèrement plus gros – il sera donc parfois nécessaire d’acquérir un adaptateur dédié pour pouvoir y fixer SpyderCheckr.

Datacolor se vante d’avoir intégré deux fois plus de plages de couleur que son concurrent : alors que le logiciel Colorchecker Passport s’appuie sur l’analyse des vingt-quatre plages colorées de la mire ColorChecker, SpyderCheckr bénéficie de l’intégralité des plages (48) des deux mires colorées. La mire de droite comporte par ailleurs toutes les couleurs de la mire ColorChecker, seule l’ordre des plages a été modifiée – il sera donc impossible de panacher les produits des deux clans Adobe/X-Rite et Datacolor ! La mire de gauche comporte, quant à elle, deux rangées de teintes pastelles, suivies d’une rangée de tons chair et d’une rampe en valeurs en gris neutre.



Incompatible : si les plages de la mire de droite sont empruntées du ColorChecker, leur ordre est différente.


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Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !