Questions Photo

Nouveau DxO Optics Pro 7 et prise en charge du Fujifilm X100

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En pratique, il est préférable de laisser le X100 en mode Normal, sans dynamique augmentée, quand on est en RAW, et d’exposer juste à la limite de hautes lumières ; mais quand on photographie en RAF + JPEG, il est évidemment tentant de laisser l’appareil augmenter la dynamique, ce qui rend les clichés plus difficiles à traiter par les logiciels tiers.


Cliché assez sombre pris à 3 200 ISO avec le X100, avant et après correction automatique.

 


Réduction du bruit opérée par défaut sur une image à 3 200 ISO de la même série.

L’autoréglage par défaut a permis de faire ressortir plus de détails dans cette vue à haut contraste, mais on pourra faire mieux en quelques secondes en appliquant des réglages personnalisés de DxO Lighting, voire un autoréglage “HDR réaliste”. En fait, on voit bien sur l’histogramme que l’appareil a trop protégé les hautes lumières en sous-exposant à l’excès, et un traitement plus léger sera plus plaisant. Il suffira d’une correction assez légère pour obtenir un cliché équilibré.


Réglage par défaut d’une photo très contrastée du X100.

Il arrive que, par défaut, le X100 protège tellement les hautes lumières que les ombres soient bouchées, y compris sur le JPEG boîtier en dynamique automatique. Par défaut, DxO n’améliore pas la situation, mais en positionnant le DxO Lighting sur Fort, ou plus encore sur “HDR réaliste”, on arrive à récupérer tous les détails manquants.





De haut en bas, JPEG boîtier, RAW développé en automatique, correction du DxO Lighting et application de l’autoréglage HDR réaliste.

 

 

Noël : dix cadeaux pour photographes

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Tous les ans, nous sommes confrontés au même dilemme : que faut-il offrir à Nöel à un ami, époux, fils ou papa photographe ? Et que faut-il demander au père Nöel ? Si le Web fourmille d’idées de cadeaux, la plupart des produits proposés ne sont pas d’une grande utilité pour un photographe ou simplement trop onéreux. Voici quelques idées de cadeaux à moins de 100 euros (c’est la crise…) dont un photographe peut tirer un bénéfice immédiat pour ses prises de vue.

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Reflecta MF5000 : un nouveau scanner film pour moyens formats

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Le MF5000 est livré dans un carton qui est à peine plus grand que le scanner. Tout juste peut-on y ranger une boite comprenant les accessoires.

Le boîtier du scanner est bien fini et semble très robuste. Sur la façade avant se trouve une fente pour recevoir le porte-film dédié aux moyens formats et deux boutons : l’interrupteur et le bouton de numérisation. À l’arrière, le boitier ne comporte que deux prises : une prise USB et une petite prise pour raccorder l’alimentation externe.



La façade…


…et l’arrière du MF5000 : un ensemble minimaliste. Notez la faute orthographe dans le nom du fabricant qui témoigne de son origine chinoise.

Sous Windows 7, l’installation s’est déroulée sans heurts : après avoir installé le logiciel de numérisation CyberView X, il a suffi de brancher le câble USB pour terminer l’installation. Ensuite il a fallu attendre quelques secondes pour l’initialisation du scanner : lorsqu’elle est achevée, le LED bleu sur la façade cesse de clignoter. Notez que j’ai effectué une mise à jour du logiciel de numérisation depuis cette page afin de bénéficier de la dernière version de CyberView X.


Photoshop et traitement HDR : méthodes alternatives

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Préparation des fichiers

Ouvrez les fichiers d’une série de fichiers bracketés dans Camera Raw ou Lightroom. Corrigez les aberrations chromatiques (idéalement via un profil de correction optique ou sinon via l’onglet Manuel du panneau Corrections de l’objectif) et apportez un soin particulier à la correction du bruit.



Deux images, exposées pour les tons foncés…


…et les hautes lumières.

Utilisez l’une des commandes Modifier dans>Ouvrir en tant que calques dans Photoshop (Lightroom) ou Outils>Photoshop>Chargement des fichiers dans les calques Photoshop (Bridge). Si les images sont déjà ouvertes dans Photoshop, optez pour la commande Scripts>Charger des fichiers dans une pile, puis cliquez sur le bouton Ajouter les fichiers ouverts après avoir coché les options Tenter d’aligner automatiquement les images source et Créer un objet dynamique après le chargement des calques.


La commande Scripts>Charger des fichiers dans une pile permet d’automatiser l’alignement des calques et leur fusion en objet dynamique.

Si vous travaillez depuis Lightroom ou Bridge, la prochaine étape consiste à aligner les calques. Pour cela, sélectionnez l’ensemble des calques (Cmd +clic), puis exécutez la commande Édition>Alignement automatique des calques. Sinon, passez directement à l’étape suivante.

La commande Créer un objet dynamique place les fichiers dans un conteneur qui incorpore les données pixellisées et qui permet de travailler de manière non destructive. Quant à la commande Calque>Objets dynamiques>Mode d’empilement, elle permet de rassembler les valeurs de tonalité des fichiers dans un même fichier, redistribuées selon différents algorithmes. Les modes Moyenne et Médiane se prêtent parfaitement au tone mapping, bien que cela ne soit pas leur vocation principale : souvent, ils sont employés pour réduire le bruit d’une pile d’images ou pour faire disparaître un objet mobile présent sur plusieurs images d’une pile.


Le mode d’empilement Moyenne fusionne les tonalités des deux images et produit ici un résultat assez naturel qu’il convient d’affiner à l’aide des commandes Tons foncés/Tons clairs ou Virage HDR.


Photographier la nature en macro : les araignées (Deuxième partie)

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Les araignées sans toile

Toutes ne forment pas de toiles. Par exemple, les araignées-loups, telles les lycoses et les pardoses, chassent à courre. Dans le Sud de la France, la lycose de Narbonne, d’une taille impressionnante, creuse un terrier et se tient à l’affût des proies qui passent à proximité. La mygale maçonne, elle aussi méridionale, pousse le confort jusqu’à fermer son terrier d’un couvercle de terre et de soie qui s’emboîte parfaitement dans l’ouverture de son abri. Seules ses pattes dépassent et, malgré sa taille de 15 à 30 mm, il est assez difficile de la découvrir. Mais ne craignez rien, contrairement à certaines de ses cousines d’Amérique du Sud, elle ne présente aucun danger. Les thomises, appelées aussi “araignées-crabes” à cause de leurs grandes pattes arrondies, chassent à l’affût sur les fleurs. Elles capturent même des abeilles, pourtant puissamment armées. Il n’est pas rare de trouver sur une fleur une abeille retournée dont l’araignée suce le sang.

Les thomises restent difficiles à voir car elles se placent souvent sur des fleurs dont les couleurs sont semblables aux leurs. Mais il arrive que certaines se trompent de fleur…

Assez petites, les saltiques, ou araignées sauteuses, vivent aussi sur les fleurs, d’où elles bondissent sur leurs proies. L’une d’elles habite les pierriers du Midi où sa couleur rouge la rend facilement repérable.

La thomise consommant sa proie étant immobile et peu farouche, nous avons pu placer derrière elle un fond flou faiblement coloré permettant de faire ressortir le sujet d’une manière naturelle. 100 ISO, 50 mm macro et flash annulaire, 1/125 s à f/22.
Sous les pierres, d’autres espèces construisent des loges de soie pour s’abriter. Les dysderas de couleur orangée sont les plus remarquables. La nuit, elles chassent les cloportes à l’aide de leurs énormes chélicères (mâchoires) allongées vers l’avant.

 

 

Photographier la nature en macro : l’envol des insectes (Première partie)

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Les limites de l’emploi des cellules

L’acquisition de cellules photoélectriques ne résoudra pas toutes vos difficultés de prise de vue en vol. En effet, vous devrez encore régler un certain nombre de problèmes techniques. En premier lieu, il faudra baliser le chemin que devra emprunter l’insecte pour passer devant les cellules photoélectriques, déterminer l’endroit où faire la mise au point et, enfin, régler la rapidité de l’éclair pour immobiliser les ailes. Pour plus de confort, une fois encore, je conseille l’emploi de plusieurs flashs.

Guider l’insecte. Avant qu’il déclenche en passant devant la cellule, il faut conduire l’insecte à se présenter à un endroit donné en lui faisant suivre un parcours guidé dont l’ouverture finale sera réduite pour éviter qu’il ne s’éloigne trop. N’oublions pas que sa taille oblige à un rapport relativement important qui réduit la profondeur de champ : à un demi-centimètre près, la photo risque d’être floue. Un bon système consiste à placer les insectes dans une boîte noire dont l’une des faces comporte un cône translucide dirigé vers la lumière. Sur la face opposée, une large ouverture couverte par un rideau noir permet d’introduire de nouveaux « sujets ». En vous plaçant devant une fenêtre, vous récupérerez plus facilement les insectes lors de leur sortie afin de les remettre dans la boîte d’envol.

Régler la mise au point. La cellule est située devant la sortie du cône et les insectes en coupent le faisceau en sortant, ce qui provoque le déclenchement de l’appareil. Voilà pour la théorie. La pratique est plus délicate. En effet, les vitesses de vol varient d’un animal à l’autre et il est difficile de déterminer avec précision à quel endroit régler la mise au point. Selon le matériel utilisé, le déclenchement de l’obturateur varie également. Le mieux est de cadrer assez large au début, puis de réduire progressivement le champ si les résultats confirment la zone de netteté.



Il faut anticiper l’action de l’insecte pour tenter de le stopper en vol, d’où un grand nombre de photos ratées. Parmi le nombre, la découverte d’une rareté, un citron de Provence unique, à la fois mâle et femelle. 500 ISO, 180 mm macro, 1/1 300 s à f/18.


Les cellules à rayon laser sont également plus rapides au déclenchement et, surtout, leur faisceau très fin réagit au passage d’un petit insecte, ce qui n’est pas le cas avec les cellules classiques à infrarouge. Leur rayon plus large est facile à mettre en place mais d’un déclenchement plus aléatoire avec les petits sujets. Dans tous les cas, dites-vous que vous ne couperez pas aux essais, heureusement facilités maintenant par le numérique…
Si vous n’avez pas les moyens d’acquérir une cellule, laissez voler l’insecte dans un couloir transparent et déclenchez au moment où il quitte le tube, mais c’est un peu hasardeux. L’autre solution que nous propose le numérique, c’est de pratiquer une véritable chasse photographique sportive de tir en vol. Utilisez pour cela un boîtier performant capable de réaliser des rafales de 5 à 10 images par seconde et montez dessus un objectif macro de 180 mm.



Placée sur le dos sur une plaque d’altuglas opaque, cette coccinelle a été photographiée au moment où elle ouvrait ses élytres pour se redresser. La vitesse de prise de vue dépend de celle des éclairs émis par deux Metz CT4 utilisés en manuel avec la puissance diminuée de 1/128e. 160 ISO, 100 mm macro, 1/100 s à f/22.

Augmentez la sensibilité à 800 ou 1 600 ISO selon la luminosité. Vous pouvez gagner encore en sous-exposant de 1 ou 2 diaphragmes ; les papillons clairs ressortiront mieux et les parties sous-exposées seront retouchées au post-traitement. Réglez votre autofocus en mode AI Servo de façon à pouvoir suivre le sujet. La vitesse sera réglée autour de 1/4 000 s. Postez-vous près d’un massif de fleurs qui reçoit de nombreux visiteurs et tirez des rafales quand ils arrivent ou repartent des fleurs. Bon courage !


Composition : le cadrage vertical serait-il en train de disparaître ?

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Une question de confort

Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un phénomène nouveau. Naturellement, les photographes privilégient la position la plus confortable de l’appareil : en le passant à la verticale, les doigts ne tombent plus comme avant sur les commandes et l’ergonomie de certains boîtiers en devient même laborieuse et/ou pénible. Pourtant, il suffirait d’acheter une poignée verticale pour redresser les torts : la duplication du déclencheur et des principales touches du boitier permettrait à nouveau une manipulation aisée. Mais en vérité, les poignées verticales sont surtout achetées pour compenser le prétendu manque d’autonomie de la batterie principale.



Au cours d’un reportage, mieux vaut varier les cadrages, surtout si vous souhaitez vendre vos images.



L‘écran y contribue pour beaucoup

Au-delà d’une certaine auto-censure à la prise de vue (pour des raisons de confort, la plupart des photos sont réalisées au cadrage horizontal…), le traitement d’image impose aussi ce format. Nous affichons nos images sur un écran à l’orientation horizontale et lors du tri et du traitement d’images, les images verticales sont fortement désavantagées, car elles n’occupent alors qu’une petite partie de l’écran et paraissent beaucoup moins impressionnantes que les images horizontales qui remplissent, quant à elles, presque tout l’espace disponible.



Les logiciels d’image (ici Photoshop CS5.1) et les écrans préfèrent les “paysages” aux “portraits”

Pour être impartial face à ses images, on devrait pivoter l‘écran en position verticale chaque fois qu’on développe ou retouche une image au cadrage portrait – mais combien entre nous le font vraiment ?


Composition : le mythe de l’objectif de paysage

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Trouver un point de vue et s’y tenir

Pour réussir une photo de paysage, il faut souvent trouver un point de vue à partir duquel les lignes et les formes du sujet se complètent pour créer un ensemble harmonieux. Il est alors impossible de quitter ce point de vue sans compromettre l’harmonie : s’approcher davantage pour mieux remplir le cadre est alors néfaste en termes de composition. La seule solution consiste à utiliser une focale plus longue, permettant d’une part de ne retenir que les éléments porteurs de l’image et de l’autre de ne pas modifier la relation des différents éléments la constituant.



Ici, le point de vue m‘était imposé : un pont reliant deux îles de Stockholm. Seule une variation de la distance focale me permettait de trouver une composition harmonieuse.



Pour cette photo, prise aux bords d’un lac, j’ai cherché à opposer les couleurs chaudes des pédalos aux couleurs froides d’un matin embrumé. Le téléobjectif permet de simplifier la composition.


Holga HL-C 60 mm f/8 : un bouchon optique pour reflex Canon

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Caractéristiques techniques

  • Focale : 60 mm (équivalent 90 (Nikon) ou 96 mm (Canon) sur un reflex au format APS-C)
  • Ouverture déclarée (fixe) : f/8
  • Ouverture réelle (fixe) : f/22 à f/32
  • Construction optique : 1 élément
  • Mise au point : manuelle, sur quatre zones
  • Distance minimale de mise au point : 1 m environ
  • Dimensions : 38 × 57mm
  • Poids : 38g
  • Montures : Nikon (HL-N), Canon (HL-C), Sony (HL-S)
  • Prix: 20 euros environ



Canon 5DMII, Holga HL-C 60 mm f/8, 1/60s à 800 ISO. Posttraitement dans Nik Color Efex Pro 4.


Photographier avec un compact ou un hybride micro 4/3

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Ces inconvénients associés aux compacts se voient réduits comme une peau de chagrin lorsque l’on s’intéresse à cette nouvelle génération d’appareils, les hybrides micro quatre-tiers. Avec leur capteur bien plus grand que celui des compacts, on retrouve une bonne latitude de profondeur de champ et une montée en sensibilité acceptable, le plus souvent jusqu’à 800 ISO. De gros progrès ont été réalisés également côté réactivité, domaine dans lequel certains hybrides rivalisent à présent avec les reflex. Enfin, la présence d’objectifs interchangeables nous permet de retrouver une plus grande liberté côté focales et rend possible la mise au point manuelle.


Cette photo révèle l’intérêt d’un capteur assez grand couplé à une grande ouverture de diaphragme (je suis à f/1,7). On obtient un flou esthétique qui enveloppe le sujet et renforce la netteté du point fort, par opposition. Les possibilités esthétiques et ludiques sont infinies.

Quels désavantages subsiste-t-il du côté des appareils hybrides micro quatre-tiers ?

  • Une gamme d’optiques assez réduite, même si des bagues d’adaptation permettent d’utiliser également d’anciens objectifs manuels.
  • Une petite taille qui accepte difficilement de gros objectifs. Ce matériel est peu adapté aux zooms imposants et aux longues focales.

Une fois mis de côté cet inventaire indispensable des inconvénients des matériels évoqués, il est essentiel de souligner que, de leur côté, compacts et hybrides ont des avantages pour eux… que le reflex ne peut que leur envier ! Ainsi, loin de nous sentir “inférieur”, notre petit boîtier à la main, nous pouvons, au contraire, gagner en confiance en ayant en tête les qualités de notre matériel et améliorer nos images en les exploitant à bon escient.

Passons en revue quelques points tout à fait classiques pour commencer.

  • Question poids et encombrement, compacts et hybrides sont champions toutes catégories ! Dans une poche, dans votre sac, ou à la main, votre appareil photo se fait discret tout en vous donnant la possibilité de déclencher dès qu’une occasion se présente. Combien de fois vous êtes-vous dit : “Aaah si j’avais mon appareil, j’aurais sans doute fait une bonne photo !”. Quel dommage de laisser, ainsi, passer des occasions parfois uniques ! Personnellement, j’ai toujours mon compact sur moi. La plupart du temps, il reste bien au chaud dans mon sac (ce n’est pas forcément l’objet le plus utile pour aller faire ses courses…), mais certains jours, sa présence à mes côtés prend tout son sens, alors que je réalise une image marquante, lors d’une prise de vue non préméditée. Posséder un appareil à la taille et au poids réduits favorise une pratique photographique plus régulière ; grâce à eux, vous ne raterez plus une occasion de réaliser une bonne image.

Le magazine Eyrolles
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Animé par Volker Gilbert et publié par les éditions Eyrolles, QuestionsPhoto vous propose des articles de fond sur les techniques photo, mais aussi des actus, des critiques de livres... et des réponses à toutes vos questions !